Comment j'ai résisté
au harcèlement de mon directeur, et triomphé !
En 2000, après 8 ans de bons et loyaux services, je fais une demande de congé
sabbatique conforme au statut des enseignants de l'INT. Je rencontre alors des
difficultés de la part de mon directeur. Cela se termine aux Prud'hommes fin
2002. N'ayant que partiellement satisfaction, mon avocat fait appel. Le procès
doit être plaidé le 30 juin 2003 devant la Cour d'Appel de Paris.
Entre temps, mon directeur continue son harcèlement, qui culmine à ma
convocation le 11 juin 2003 pour un "entretien préalable à un éventuel
licenciement pour faute grave". Bien qu'il ne soit pas inhabituel pour un
Professeur de l'enseignement supérieur de travailler chez lui pour des activités
de correction de copies, de préparation de cours, de rédaction d'articles ou
d'ouvrages scientifiques, il m'est reproché 8 jours d'absence du bureau sur les 2,5 mois
précédents...
Pas de chance pour mon directeur, il y avait une erreur car j'avais
effectivement "travaillé" (au sens de ce dernier, c'est-à-dire présent physiquement) 2 de ces 8 jours !!!
J'ai bien évidemment refusé lors de mon entretien préalable d'indiquer, comme on
me le demandait (!!!...), lesquels de ces 8 jours étaient erronés.
A 3 semaines du procès à la Cour d'Appel de Paris, les supérieurs de mon
directeur décident alors d'arrêter les frais et nos avocats respectifs prennent
les choses en main.
Le 7 juillet 2003, la Commission Paritaire est
saisie d'une procédure de licenciement pour motif personnel. A cette occasion,
j'ai fait la déclaration suivante :
"Je tiens à remercier les représentants
syndicaux CFDT de l'INT et de l'ENST pour leur défense de la dignité du corps
enseignant de l'INT. Je rends hommage à Monsieur l'Administrateur Général du GET
pour la solution satisfaisante qu'il a apportée au problème posé par
l'acharnement d'un de ses agents".
Le 15 juillet, j'ai reçu ma lettre de licenciement
pour "désaccords sur la mise en oeuvre de la politique d'enseignement des
systèmes d'information au sein de l'INT". Mon préavis débute le 1er août 2003.
Et donc le 17 juillet 2003, je me suis
désisté de l'instance pendante devant le Cour d'Appel de Paris.
Le 1er juillet 2004, soit près d'un an
après, a débuté le versement par mon
ancien employeur, via l'Assedic (à laquelle il ne cotise pas), de mes indemnités de chômage.
Et j'ai donc continué à émarger au budget de l'INT jusqu'à mes 65 ans en mai
2007, soit pendant presque 3 ans !!!
Or, sans les agissements de mon
directeur j'aurais pu partir paisiblement en retraite dès octobre 2003 car
j'avais le nombre de trimestres
validés suffisants à cette
date. Mais du fait d'une carrière très internationale, je n'avais pas assez de
trimestres cotisés
pour cela du point de vue de l'Assedic qui m'a donc "pris en charge" jusqu'en mai
2007 !!!
Un des nombreux exploits de l'agent évoqué
plus haut, Michel
Lartail pour ne pas le nommer...
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Cinq Ans plus tard
(Extrait de mon blog)
Il y a 5 ans exactement, je passais mon dernier jour à l'INT...
Le 1er juillet 2003, j'y étais pour participer aux oraux des jurys de
recrutement des étudiants en management. Ce fut mon dernier jour de
présence !
La veille, je n'étais pas allé au Palais de Justice de Paris pour l'appel
que j'avais fait du jugement du tribunal des Prud'Hommes d'Evry. Mon
avocate et celui de mon employeur négociaient en effet les conditions de
mon départ, car les supérieurs de Michel Lartail, mon directeur, avaient
pris les choses en main après les exploits de ce dernier que je raconte
dans
cet autre billet.
Pour résumer, le harcèlement de Lartail
à mon endroit avait culminé 3 semaines auparavant avec ma convocation à un
entretien préalable à un licenciement au motif d'une absence de 8 jours de
mon bureau de Professeur les mois précédents. Pour 2 de ces journées,
c'était faux, et pour les 6 autres journées c'était abusif car un
professeur peut très bien être amené à travailler chez lui (corrections de
copies, préparation de cours, lecture d'articles scientifiques, etc.).
Cela risquait de faire mauvaise impression le 30 juin au Tribunal !!! Sur
les conseils de leur avocat, les supérieurs de Lartail avaient préféré
arrêter les frais, le tout sans en dire un mot à Lartail dont le pouvoir
de nuisance pouvait faire tout capoter au dernier moment. Et nos avocats
respectifs avaient commencé à négocier une transaction dans laquelle mon
désistement de l'appel à juger le 30 juin était une condition préalable.
Ce 1er juillet donc, j'étais à la caféteria après les oraux du matin et je
vois Lartail qui se lève de la table où il buvait son café et me tend la
main. Je l'ai regardé et lui ai fait ostensiblement un signe de dénégation
et j'ai continué sans lui serrer la main. Le
baiser de Judas, très peu pour moi...
Et je suis allé boire mon café à la table de collègues auxquels je leur ai
raconté ma rencontre précédente ainsi que l'éventualité de mon départ,
négocié, à très court terme. Certains d'entre eux m'ont d'ailleurs dit
craindre que mon geste ne provoque un retour de bâton de la part de
Lartail.
Quand ce dernier est passé à côté de nous quelques minutes plus tard,
furieux il m'a interpellé en criant qu'il me ferait payer mon affront et
qu'il allait tout de suite me mettre une lettre dans mon dossier sur mon
impertinence ! Preuve s'il en est qu'il se croyait encore aux commandes de
ma destinée professionnelle...
Quant à la sienne de destinée, il semble qu'il ait été rapatrié au
CGTI. Dans un bureau, au moins n'a-t'il pas de personnel à
diriger.
Ce qui me rappelle cette personne des Relations Extérieures que nous
avions à Alger quand je travaillais, jeune ingénieur, à Hassi Messaoud
dans le pétrole. Ancien Amiral à la retraite, on disait de lui, dans la
Navale "Dangereux à la mer, inutile à terre !"